Aperçu module
Aperçu limité — 3 premières étapes

Cas concrets en entreprise

Parcours : Conformité à l'AI Act — littératie (Article 4) · Opérationnel

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Étape 1 / 7

16 min

Contexte

Contexte : pourquoi reconnaître ses propres usages et savoir où est le risque

Au programme de ce module

  1. 01Contexte16 min
  2. 02Explication18 min
  3. 03Démonstration18 min
  4. 04Cas d'usage16 min
  5. 05Étude de cas19 min
  6. 06Exercice22 min
  7. 07Quiz5 min
Durée totale114 min

Objectifs d’apprentissage

Reconnaître vos propres usages de l’IA en entreprise et savoir immédiatement où est le risque. À la fin de ce module, vous saurez situer chaque usage et déclencher le bon réflexe.

  • La plupart de vos usages relèvent de la transparence, ou du haut risque s’ils touchent les RH ou le crédit ;
  • Le réflexe universel : supervision humaine + information + maîtrise des données ;
  • Votre conformité dépend aussi de vos fournisseurs.

Sources

Règlement (UE) 2024/1689 (AI Act) ; annexe III (emploi ; accès aux services essentiels, dont le crédit) ; article 50 (transparence). Commission européenne, EUR-Lex, EDPB, CNIL. Référence ouvrable du texte : JO L, 2024/1689, 12.7.2024 — CELEX 32024R1689 — https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2024/1689/oj. Dernière revue éditoriale du contenu : juillet 2026.

Pourquoi ce module

Objectif business : vos équipes reconnaissent leurs propres usages et savent immédiatement où est le risque.

Le module déroule 7 cas réalistes, au format constant : situation → risque → réflexe.

Pour comprendre — pourquoi raisonner par cas, et pas par grands principes

L’AI Act ne classe pas les outils par marque ou par technologie. Il les classe par usage : le même modèle peut être anodin pour rédiger une note interne et à haut risque pour trier des CV. C’est donc l’usage concret, pas le logiciel, qui décide des obligations.

Conséquence directe : on ne peut pas dire notre IA est conforme en bloc. Il faut regarder chaque usage, un par un, et lui attribuer un niveau de risque.

Les mots qui reviennent — levés une fois pour toutes

Avant les cas, fixons le vocabulaire. Ces termes reviennent dans tout le module ; les comprendre rend la suite évidente.

  • Fournisseur : celui qui développe un système d’IA et le met sur le marché ou en service sous son nom (souvent l’éditeur du logiciel).
  • Déployeur : celui qui utilise un système d’IA dans le cadre de son activité — c’est presque toujours votre rôle quand vous achetez et utilisez un outil.
  • Haut risque : la catégorie d’usages que l’AI Act juge sensibles (listés à l’annexe III), avec des obligations renforcées.
  • Transparence : l’obligation d’informer la personne qu’elle a affaire à de l’IA, ou de marquer un contenu généré (article 50).
  • Annexe III : la liste, dans le règlement, des domaines classés haut risque — par exemple l’emploi et l’accès aux services essentiels comme le crédit.

Retenez surtout le couple fournisseur / déployeur : il commande la répartition des responsabilités tout au long du module.

Les quatre risques d'un mauvais usage de l'IA Quatre risques que la littératie IA doit apprendre à repérer, avec un exemple concret pour chacun : 1) Hallucination (sortie fausse mais crédible) ; 2) Biais (reproduction ou amplification de discriminations) ; 3) Fuite de données (informations confidentielles qui quittent l'entreprise) ; 4) Excès de confiance (valider l'IA sans vérifier). Les 4 risques d'un mauvais usage de l'IA Ce que la littératie doit apprendre à repérer — avec un exemple concret 01 Hallucination — sortie fausse L'IA invente une réponse crédible mais fausse. « Un chiffre inventé glissé dans un rapport client. » 02 Biais L'IA reproduit ou amplifie des discriminations. « Un tri de CV qui écarte certains profils. » 03 Fuite de données Des informations confidentielles quittent l'entreprise. « Un contrat collé dans un outil grand public. » 04 Excès de confiance On valide l'IA sans vérifier (automation bias). « Une décision prise sur la seule foi de l'IA. » La littératie IA, c'est d'abord apprendre à reconnaître ces quatre risques — et savoir quoi faire ensuite.

Pour fixer l’idée

Voyez ces 7 cas comme un contrôle technique : on ne juge pas la voiture en général, on inspecte chaque organe — freins, pneus, éclairage — là où un défaut a des conséquences. Analogie pédagogique : chaque usage d’IA est un organe à inspecter ; on regarde où est le risque, usage par usage.

Le réflexe universel, expliqué

Trois gestes reviennent dans presque tous les cas. Comprendre pourquoi évite de les appliquer mécaniquement.

  • Supervision humaine : une personne garde la capacité de comprendre, contrôler et, au besoin, corriger ou refuser la sortie de l’IA — parce qu’un modèle peut se tromper sans le signaler.
  • Information : on dit à la personne concernée qu’une IA intervient — parce qu’elle ne peut se défendre ou vérifier que si elle sait.
  • Maîtrise des données : on contrôle ce qui entre dans l’outil — parce qu’une donnée saisie peut fuir, être réutilisée ou exposer un secret.

Exemple travaillé — un chiffre trop beau pour être vrai

Vous préparez un rapport pour un client. Vous demandez à un assistant IA le chiffre d’affaires 2023 d’une société. Il répond 4,2 millions d’euros et cite une source officielle d’apparence crédible. Le délai est serré.

Déroulé du bon réflexe : (1) je rappelle qu’une IA générative produit du plausible, pas du vérifié — un chiffre net et une source nommée peuvent être entièrement inventés (une hallucination). (2) Je ne me fie pas à la confiance affichée du modèle. (3) Je remonte à la source primaire : rapport annuel publié, registre officiel, données communiquées par le client. (4) Tant que ce chiffre n’est pas confirmé à la source, il ne va pas dans le livrable. Le réflexe n’est pas de faire confiance ni de se méfier par principe : c’est de vérifier ce qui engage.

Vérifiez votre compréhension

Vous demandez à un assistant IA le chiffre d’affaires 2023 d’un client. Il répond, très assuré : 4,2 millions d’euros, avec une source d’apparence officielle. Avant de l’insérer dans votre rapport, quel réflexe ?

À retenir

Ce module reconnaît vos usages réels, puis situe le risque cas par cas. La plupart relèvent de la transparence ou du haut risque (RH/crédit), et votre conformité dépend aussi de vos fournisseurs. Le format est constant : situation → risque → réflexe.